Cependant, il faut préciser que le gouvernement a déjà pris des dispositions concernant ce fléau, présent dans de nombreuses résidences pour personnes âgées. Nous allons vous parler de ce « plan de développement de la bientraitance et de renforcement de la lutte contre la maltraitance », initié en 2008 par Philippe BAS.
— Philippe BAS était le ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille de l’époque. Et, à en croire certains professionnels du secteur, les changements qu’il a entrepris à ce moment, n’ont eu qu’un impact mitigé para rapport à la réalité présente dans les résidences pour personnes âgées.
Un plan palliatif
Depuis l’application de ce plan en 2008 jusqu’à maintenant. Les familles des seniors vivant au sein d’une maison de retraite dans l’Ille et vilaine ou d’un autre département considèrent les démarches entreprises par le gouvernement comme insuffisantes ou inefficaces.
Des associations de défenses des droits des seniors en maison de retraite du 35 ou d’un autre département parlent même d’un plus grand nombre de familles se plaignant du mauvais traitement infligé à leurs proches. Certaines de ces associations parlent même d’une moyenne de quinze plaintes reçues sur une période de 6 mois.
Ce serait mentir de dire que le plan initié par le gouvernement n’a donné aucun résultat, cependant certaines réalités au sein d’une résidence sont à prendre en compte si l’État veut des résultats probants.
La peur : le principal blocage
Le facteur qui pousse une personne à récidiver dans les cas de maltraitance, est que les familles ont souvent peur de porter plainte.
Cela est surtout dû au fait qu’elles savent qu’elles ne pourront pas totalement assurer la prise en charge et les soins de leur proche, et elles préfèrent donc fermer les yeux tant qu’elles le peuvent.
Un plan respecté en surface
Le plan de bientraitance lancé par le gouvernement est loin d'être appliqué dans toutes les maisons de retraite françaises.
Par exemple, certaines résidences ne sont jusqu’à maintenant pas encore dotées d’un conseil de vie sociale (promouvant les échanges entre la résidence et les familles des résidents).
L’autre problème est que certains directeurs et cadres de structures d’accueil refusent catégoriquement toute incursion de personnes extérieures dans la gestion de leurs affaires courantes. Il a même été signalé qu’une pression morale était parfois exercée sur les familles pour les dissuader voire les empêcher de porter plainte.
Des solutions additionnelles
— La solution considérée comme relativement efficace, et qui a déjà porté ses fruits a été la mise en place du 3977.
C'est un numéro de téléphone employable sur tout le territoire national, et qui est destiné à recueillir les signalements de cas de maltraitance des personnes âgées ou handicapées. Qu’ils soient maintenus à domicile ou qu’ils vivent au sein d’une maison de retraite d’Ille et vilaine ou d’un autre département. Ce numéro est joignable du lundi au vendredi de 9 h à 19 h et coûte au même prix que le tarif d'un appel local.
— Une autre action entreprise par le gouvernement et qui semble prometteuse a été la création d’un dispositif pour augmenter le nombre de « contrôles-surprises » dans les établissements.
Les « médecins contrôleurs » qui font ces contrôles ont pour principal but de déceler (ou de prévenir) tout risque de maltraitance au sein d’une maison de retraite du 35 ou d’une autre partie de la France.
