Le problème du surentraînement en musculation

Aucun culturiste n’est à l’abri du surentraînement. Cet état physiologique et psychologique touche de nombreux amateurs de sport et peut avoir des conséquences catastrophiques. Il est essentiel d’apprendre à en reconnaître les symptômes pour l’éviter ; mais il faut aussi prendre des mesures préventives et protectrices en amont.

Qu’est ce que le surentraînement ?

Le surentraînement en musculation est l’état d’une personne ou d’un athlète surentraîné. Cet état diffère de la fatigue générale à laquelle on la confond aisément. En effet, alors qu’un athlète fatigué pourrait ne pas développer de symptômes de fatigue en accomplissant des exercices de très faible intensité, le sujet surentraîné a du mal à accomplir les mouvements les plus simples quand le corps accuse le coup.

De nombreux athlètes surentraînés à la musculation se recrutent autant parmi les amateurs que parmi les sportifs professionnels. Tous présentent un certain nombre de symptômes qui peuvent être plus ou moins prononcés en fonction de la gravité de leur état : l’apathie et l’agressivité figurent parmi les symptômes les plus récurrents. Cet état s’accompagne aussi d’insomnies chroniques et de troubles digestifs. Chez d’autres sportifs, on note une perte du poids et de l’appétit ; un visage pâle et une élévation anormale de la pression artérielle. Mais la preuve la plus visible du surentraînement chez le culturiste est sans nul doute une diminution très prononcée du rendement musculaire, et ce malgré une alimentation relativement normale et équilibrée.

Les causes du surentraînement

Pendant longtemps, en musculation, on a cru que le manque de repos entre les séances et les exercices était à l’origine du surentraînement de l’athlète. Il est vrai que les culturistes qui ne se reposent pas assez développent souvent cette tendance. Mais plus souvent, les athlètes qui ne se reposent pas assez finissent plutôt par se blesser. En réalité, le surentraînement est souvent la conjugaison de plusieurs facteurs d’origine physique ou psychique. Par exemple, un athlète qui s’entraîne trop souvent court plus de risques de développer les symptômes du surentraînement s’il se nourrit mal. Des problèmes affectifs ou familiaux peuvent pousser le culturiste à se « réfugier » dans l’exercice et à développer des symptômes du surentraînement à la musculation. La cause n’est pas à chercher dans la surcharge des entraînements, mais dans les problèmes psychologiques qui l’y ont poussé. Il est essentiel de cerner la véritable cause du surentraînement quand on veut y faire face. Quelques « victimes » ont souvent revu la qualité des exercices qu’ils effectuaient, sans pour autant résoudre le problème de fond il n’y a donc pas eu d’amélioration. Mais lorsque les véritables causes de ce phénomène sont cernées, il devient bien plus facile à soigner.

Eviter et guérir le surentraînement

Pour éviter le surentraînement, il faut mener une vie saine et pratiquer correctement les exercices quand on s’exerce à la musculation. Il est essentiel de respecter les différentes phases d’un bon programme : une alimentation saine, équilibrée et protéinée ; des exercices spécifiques et des périodes de repos qui tiennent compte des limites de l’organisme et de la constitution de l’athlète. Quand on subit les contre-coups de ce phénomène, il est essentiel d’observer plusieurs jours de repos. Cela dit, le culturiste doit rechercher la véritable cause du surentraînement et s’attaquer au problème. Il peut être nécessaire de consulter un médecin, un psychologue ou un diététicien selon que le surentraînement a une origine physiologique, alimentaire ou psychologique. Ce dernier saura proposer des solutions adaptées à chaque cas.

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